Givrés (22.02.2018) - ImproPDA

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Givrés (22.02.2018)

Archives > Reportages > Saison 17/18
Les Givrés (France) rencontrent ImproPDA

22.02.2018
Noella Lessard
Reportage
Michel Pagé
Photos
Le retour des Givrés

La troupe française était de passage au Québec pour la 7e fois.  Comme d’habitude, le premier arrêt de leur tournée fut PDA de Laval.   Quel plaisir de rencontrer l’équipe de nouveau!  Plus les années passent, moins la différence d’âge me paraît évidente, eux vieillissant et nous rajeunissant.
Le match de ce jeudi s’est déroulé rondement même si on sentait la très grande nervosité de certains membres de PDA qui a parfois nuit à leur performance.  Les Français, toujours aussi volubiles et expressifs s’en sont sortis habilement avec leur esprit habituel.
Le public nombreux et animé a applaudi chaleureusement l’ensemble du match, mais certaines impros m’ont semblé plus percutantes comme :
L’interprétation des expressions québécoises et françaises en début de match.
Au congrès national – Réunion de femmes ménopausées décrivant leurs symptômes.  Arrivée à la dernière minute, une jeune femme (Francine) les traite de vieilles.
Le jardinier de mon cœur – Une rimée galante à deux, interrompue par une 3e joueuse française, experte de la rime.
Rentrée scolaire – Alphabet maudit en sens inverse.  Notre spécialiste Colette ayant chuté au départ, c’est Robert de PDA qui l’a emporté.
Les amis – Une excellente chantée, des deux équipes, qui a mérité une étoile performance.
Le bal de promotion – Une mixte captivante de catégorie weekend.
Plusieurs autres impros se sont avérées de belles créations comme la croisée, la variation, la narration, la sans parole, etc.
Pour ma part, cette rencontre constitue chaque fois un choc culturel.  On s’aperçoit que même si on parle la même langue, nos références sont bien différentes, tout comme nos expressions, notre prononciation et notre performance (plus réservée chez les Québécois).  Par exemple, les Givrés ont compris Galant au lieu de galon dans la variation; ils n’ont pas reconnu cet homosexuel (personnifié par le joueur Lessard) dans La belle infirmière. Leur rapidité d’intervention et leur volubilité nous surprend toujours et il est difficile de ne pas se laisser décontenancer.  Nous, Nord-américains sommes plus disciplinés et avons la langue moins agile.  Toutefois, les silences sont parfois utiles pour faire saisir l’émotion dans certaines impros comme, par exemple, la dramatique.
Ceci dit, nous apprenons l’un de l’autre et l’expérience s’avère des plus stimulantes.
Le match s’est terminé avec un score nul de 10 à 10.


Les étoiles du match
Photos du match
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